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Le mot de Facchi – Nous n’allons pas nous flageller D’accord que, pour notre premier match de championnat de l’an 2010, nous n’avons pas effacé le souvenir du Wunderteam, ni de l’équipe hongroise des années 50 et encore moins celui des magiciens brésiliens qui, lançant le tout jeune Pelé, avaient conquis le titre mondial en 1958 en surclassant en finale les Suédois déjà tout contents d’en être arrivés là, à tel point qu’en exécution du pari qu’ils avaient fait s’ils parvenaient en finale, ils s’étaient tous tondus le crâne !
Mais allons-nous nous flagellés de ne pas avoir fait une démonstration alors que nous devions tenter de retrouver nos marques après le départ de nos deux attaquants jusqu’alors les plus efficaces ?
D’accord que je ne saurais appliquer à outrance la méthode Coué et dire que nous allons à Munich montrer aux gens du lieu comment on fait… la bière ! Mais, si en ne jouant pas comme on l’aurait voulu, et, de même que Paris, le jeu d’une équipe ne se construit pas en un jour, il faut se réjouir du point gagné. Pour le moral, c’est excellent ! Cette entrée dans la deuxième partie du championnat, en tenant en échec Zurich en ses terres, est un puissant encouragement.
Si, après cela, on n’a pas le moral pour affronter Bâle !!!
Bien sûr que Bâle n’a fait qu’une bouchée de ces Young Boys jusqu’ici maîtres du championnat !
Cela appelle à la modestie ! Pourquoi pas, car ça n’enlève rien au désir de bien faire.
Et, dès lors, face à Bâle, autant se trouver dans la peau du petit, du moins au départ. David par exemple, plutôt que Goliath ! C’est à la fin qu’on fait les comptes.
Gilbert Facchinetti
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