Le championnat a repris. Zurich puis Bâle, c’est difficile de redémarrer sur les chapeaux de roues pour Neuchâtel Xamax. Vraiment de gros morceaux ! Mais, en vérité, y en a-t-il des petits quand la structure du championnat réunissant l’élite ne compte que dix équipes ?
Petit exploit mais exploit quand même, Neuchâtel Xamax est revenu avec un point, donc invaincu, de Zurich où il affrontait le champion en titre. Quand la compétition redémarre, surtout après une pause aussi nette, tranchante, que celle d’hiver, il faut, si l’on peut dire, remettre les compteurs à zéro en ce qui concerne la préparation, tant physique que psychique. Et si l’on sait dans quel état chacun était au moment de la séparation, on ignore comment on se retrouvera.
De plus, l’attaque a été, disons-le, décapitée, si l’on pense aux départs de Brown et Gavranovic, les deux fers de lance. Donc, il convient de trouver une nouvelle formule. Pas si simple ! Il faut que le collectif, dans une répartition différente des tâches, comble ce que l’individuel donnait… en plus.
Alors s’étonnera-t-on que Neuchâtel Xamax, dans le fief de Zurich, ait dû se défendre, ait pensé avant tout à se défendre, plutôt que d’aller la fleur au fusil, la tête dans le sac, poser des banderilles aux avant-postes, dans le jardin défensif de Zurich. L’entraîneur, comme l’architecte, ne saurait se permettre de construire l’équipe sans d’abord assurer ses arrières. A-t-on jamais vu un architecte bâtir le toit avant les fondations. ?
Dès lors, ce retour à la compétition est positif et confère une parcelle de confiance bienvenue. Certes, pour retrouver toute l’efficacité offensive nécessaire, le plus dur reste à faire, et le match contre Bâle va constituer un nouveau test qui ne devrait pas manquer d’attrait.
Valentinibus