On fêtera quand même Noël sans se voiler la face. Au Stade de Suisse, l’équipe s’est bien battue. En toute équité, elle aurait mérité un point. Mais la latte nous a refusé un but qui aurait pu changer la face du match. L’arbitre, que je m’en voudrais de critiquer, car je ne critique jamais un arbitre, pouvait nous accorder un pénalty qu’aucun Bernois objectif ne nous aurait contesté. Mais ainsi va la vie, en l’occurrence dans le monde du football. Par un petit but d’écart, nous perdons notre match contre le solide leader qui de plus jouait chez lui, et, sur la lancée, ou, plutôt par ce coup de frein, nous perdons un rang au classement. Un classement de plus en plus serré en sa partie centrale, où joue des coudes le gros du peloton.
Quel bilan à mi-parcours ? La dernière moitié a été moins réjouissante que la première où nous avons vécu au-dessus de ce que l’on croyait logiquement possible. Mais bientôt, après les roses, nous n’avons plus eu que les épines. A croire, dirait La Palisse, qu’il n’y a vraiment pas de roses sans épines !
Je le répète toutefois, nous aurons le droit de sourire autour du sapin de Noël. Mathématiquement parlant, nous occupons une place honorable, car, en regardant derrière, tout derrière, nous bénéficions d’une bonne marge de sécurité. Mais, bien sûr, il nous faudra de nouveau regarder vers l’avant. Résolument !
Au moment de se quitter pour quelques temps, rappelons que la suite de la compétition se prépare déjà durant cette petite pause ! Le joueur devient son propre entraîneur. Sans concurrence évidemment pour Schürmann qui sera le premier satisfait si, à la reprise de la préparation, la balance confirme que la confiance accordée était pleinement méritée. Personnellement, je ne saurais en douter, car, quand on est un vrai professionnel, il n’y a pas mille façons d’exercer son métier !
Gilbert Facchinetti