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Tous azimuts – En guise de consolation ? Samedi noir ! Avant que Neuchâtel Xamax et les Grasshoppers ne pénètrent sur le terrain, l’on avait déjà reçu un coup de bambou sur le crâne. Federer, qui avait entamé sa demi-finale en fanfare, soit six points d’affilée, sans que son adversaire ne puisse dire quoi que ce soit, à telle enseigne qu’on ne pensait pas s’aventurer sur un sol mouvant en prédisant une victoire facile contre Davidenko qu’il avait battu à chacune de leurs nombreuses précédentes rencontre, il ne fallut pas tarder à déchanter : un sec 6-2 au premier set. L’espoir revenait après le deuxième set, 6-4, qui rétablissait l’équilibre. Troisième set où la victoire finale du No 1 paraissait acquise. Eh bien non : 7-5 pour l’imperturbable Russe.
Et d’un !
Heureusement que nous nous consolerions avec le match que Neuchâtel Xamax allait livrer à ces Grasshoppers qui firent si longtemps la pluie et le beau temps dans le football helvétique. Au coup de sifflet final, ce fut loin d’être le cas. Un match qui mit souvent les nerfs à fleur de peau. La seule chose qu’on ne saurait reprocher aux Xamaxiens, c’est de ne pas s’être livrés. Ils ont combattu avec beaucoup d’énergie, mais les fruits ne tombent que s’il y a encore autre chose, dont une bonne occupation du terrain, une indispensable lucidité dans la mise en position de tir. Si l’avant-dernière étape laisse à désirer, seul un miracle peut permettre que le tir soit bien cadré.
Stade de la Maladière transformé en « morne plaine » aurait pu écrire Victor Hugo, comme à propos de sa description de la bataille de Waterloo. On espérait tout au moins un point. Mais, vers la fin, il y eut ce coup-franc, et un voisin murmura :
-. C’est le moment de prier !
Prière qui ne fut pas exaucée sinon pour les supporters des Grasshoppers pour autant qu’ils aient songé à prier.
Est-ce une consolation de penser que finalement Neuchâtel Xamax, qui ne pouvait gagner, c’est-à-dire empocher les trois points, qui était donc condamné à un résultat nul, n’a en définitive perdu qu’un ?
On se console comme on peut, chuchotait-on en sirotant un verre de mousseux lors de la troisième mi-temps du match à la buvette-restaurant du Club des 200.
Oui, sombre samedi, ce qui aurait pu faire dire à un humoriste anglais :
-. Alors, autant jouer le dimanche !
Valentinibus
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