Ah, ce match contre Aarau n’a pas connu la fin qu’on souhaitait, la fin qu’on croyait certaine lorsque l’équipe menait par 3-1. Et tac, il y a eu le 3-2. Tac-tac, le 3-3 ! Dans ce renversement de situation, on pouvait même craindre un autre tac conduisant au 3-4, alors qu’on espérait un petit miracle pour que l’inverse se produise.
En essayant d’être positif, je dirai qu’on ne s’ennuie en tout cas pas à la Maladière. L’incertitude, à part quelques intervalles, ne cesse de régner. Et l’on voit des buts, quand bien même ça ne m’aurait pas dérangé d’en voir moins… dans notre cage.
Incontestablement, nous marquons le pas ! Avons-nous, grâce à un concours de circonstances favorable, vécu au-dessus de nos moyens ? Et, sur la distance, où tout finit par s’équilibrer, nous retrouverions progressivement, plutôt en régressant, la place qui nous revient ? Autant de questions auxquelles la suite du championnat nous répondra. Et déjà lors de la prochaine étape, sur les bords du Rhin, contre un des trois « grands » de ces dernières années.
Il faut admettre que la vie n’est pas facile dans le royaume des grands, dans l’élite du football suisse. D’y être, c’est déjà important. De bien s’y comporter, c’est une grande satisfaction, et, jusqu’ici, cette saison, globalement, on ne saurait se voiler la face.
J’en resterai là, car vous aurez compris que j’essaie surtout, après ce match contre Aarau, de me consoler, de nous consoler. Et, en rappelant que nous avons réussi de très belles choses dans ce championnat, d’aller avec un esprit conquérant à Bâle. Comme David face à Goliath !
Gilbert Facchinetti