Dans le flot de paroles dont Mourinho abreuve les médias, il en est qui méritent attention. Il vient de sermonner son jeune joueur Balotelli, un grand espoir qui vaut déjà son pesant de buts. C’est un attaquant de valeur, ce qui n’a pas échappé au rusé Wenger puisque son club Arsenal aurait fait à Inter Milan une offre de l’ordre de 35 millions de nos francs pour acquérir ce footballeur. Car on connaît la méthode de Wenger qui aspire à engager de jeunes footballeurs talentueux, avec, à la clef, un contrat portant sur de nombreuses années. D’où la stabilité de l’équipe qui se renouvelle progressivement sans coupure grâce à l’intégration bien dosée de ces… petits poissons qui ne tardent pas à devenir grands et qui le restent longtemps. Ce n’est donc pas le fruit du hasard si Arsenal se maintient au fil des années dans le peloton de tête.
Mais revenons aux propos de Mourinho, très tranchants à son habitude, ce qui offre l’avantage de connaître immédiatement le fond de sa pensée ! Le contraire de la langue de bois qu’on reproche à tant de politiciens. Entre autres !
Lors d’une séance d’entraînement, Mourinho, qui n’y va pas avec le dos de la cuillère, secoua, verbalement bien sûr, Balotelli lequel cependant, comme toutes les personnes douées et conscientes de leur valeur, n’a guère envie d’être mené à la baguette comme un petit chien docile, et il l’a fait comprendre à Mourinho, et lui aussi sans langue de bois.
Dès lors, résumons !
Mourinho, élargissant le débat, a conclu que, de nos jours, les jeunes pensent plus à avoir une Ferrari qu’à travailler comme il le faudrait, comme ils le devraient. Et ainsi, conséquence regrettable, ils risquent de manquer ce train combien important qui permet de s’engager harmonieusement, et à temps, dans la bonne direction. Train qui ne passerait qu’une fois !
De Gaulle présent, aurait peut-être dit, comme une fois à Audouard : vaste programme !
Cependant, au risque de tomber dans du prêchi-prêcha, concluons en recourant à une réflexion d’Edmond Gilliard, mais en utilisant des termes moins acérés : s’il y a des jeunes dont la conduite n’est pas celle qu’on pourrait souhaiter, c’est qu’il y aurait aussi des vieux qui ne montreraient guère le bon exemple.
Valentinibus