S’il y a des périodes exaltantes pour un entraîneur, revers de la médaille : il peut vivre des moments douloureux. Oui, jour et nuit, l’un, dira-t-on, n’existant que par rapport à l’autre.
Nous voyons encore Bernard Challandes savourer son titre de champion national, de plus à sa première saison à la tête du FC Zurich. Or, actuellement, l’équipe peine, les défaites s’accumulent, et Milan l’attend au coin du bois.
Mais plus tristement éloquent encore est le cas de Lucien Favre qui, tout auréolé des titres nationaux remportés à la tête de ce même FC Zurich, s’en est allé tenter sa chance à Berlin où, la saison passée, son équipe, Hertha, fut particulièrement brillante au point de figurer parmi les plus sérieux candidats au titre. Merveilleux ! Pour avoir redonné aux Berlinois l’espoir de se hisser aux plus hauts rangs, et de concurrencer notamment les seigneurs du Bayern Munich, Lucien Favre n’en finissait pas de recevoir des louanges. Or, catastrophe, que se passe-t-il actuellement ? Hertha est cloué à la dernière place et l’équipe ne semble guère en mesure d’échapper à un triste sort puisque dimanche encore elle s’est fait étriller : 5-1.
Ah oui, le métier d’entraîneur est soumis à de rudes secousses et si certains acrobates, comme Ranieri, retombent presque toujours sur leurs pattes, passant d’un club à l’autre, après une période de repos… payée, puisque les contrats sont faits pour être respectés, d’autres ne se remettent pas de certains coups. On pensait que Gross, à Bâle, écrirait une « histoire sans fin », ou presque ! Or, Madame le Présidente l’a invité à tirer sa révérence.
Tout est donc toujours possible chez ces techniciens vivant fréquemment sur un volcan !
Tenons-nous les pouces pour Lucien Favre !
Valentinibus