La fête continue. Et recommence ! Mais attention !
En ces trois mini-phrases, j’ai essayé de synthétiser mes impressions. Alors, reprenons !
La fête continue. Je fais allusion à la nette victoire sur Bellinzone, laquelle nous maintient en une position, je dirai, des plus favorables. Entre nous, on ne pouvait décevoir notre merveilleux Conseiller fédéral Didier Burkhalter qui, malgré toutes les douces et moins douces obligations auxquelles il s’est soumis avec une dignité exemplaire, avait accepté de donner le coup d’envoi à ce match contre les footballeurs de mon ami président du club de la capitale tessinoise. Et, comme on ne peut pas être deux vainqueurs, je regrette que le président national du PLR Pelli, dont le discours fut remarquable, d’ailleurs comme ceux de tous les orateurs qui prirent la parole lors de la réception aux Patinoires de l’hommage de la Mère-patrie à Didier Burkhalter, le sommet étant atteint par le Sortant (avec S majuscule) Couchepin, Pelli, donc, précisant qu’il ne pouvait que partager les vues du nouveau Conseiller fédéral sauf, et merci pour sa franchise, en ce qui concernait le résultat du match contre Bellinzone. On peut être ami, et, comme Tessinois bon crin, préserver ses valeurs et sa dignité ! Mais, voilà, la situation ne correspond pas toujours à nos désirs, du moins les vôtres, mais… amis comme toujours, n’est-ce pas, Président Pelli ? Merci de ce silence approbateur !
Deuxième volet de ma profonde réflexion : la Fête recommence. Effectivement, dès ce vendredi, et pour trois jours, nous allons célébrer les vendanges rendant hommage aux travaux combien méritoires de nos vignerons. La Fête des Vendanges mérite notre attention et plus encore notre reconnaissance. Je pense que chacun d’entre nous fera un saut à l’un ou l’autre des stands, quand bien même tous méritent d’être visités. Mais, pardon, pour moi, un tel parcours n’est plus de mon âge. Que ceux que je ne pourrai hélas pas saluer ne m’en tiennent pas rigueur. Ce n’est pas faute de le vouloir, mais chacun comprendra que, lorsqu’on n’a plus vingt ans, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Et, à ce propos, je ne répéterai que ce que disait mon grand-père Angelo au terme d’une vie toute de travail :
-. Ah si jeunesse savait, et si vieillesse pouvait !
Pour autant que Dieu nous prête vie, comme disait le brave de La Fontaine, on est tous placé pour l’expérimenter.
Enfin, dans mes propos initiaux, le troisième terme de ma prétentieuse analyse résidait en un avertissement : mais attention ! Etes-vous conscients de ce qui nous attend dimanche ? Nous allons à Zurich contre le champion en titre… qui vient de se faire étriller contre ce Young Boys dont j’ai dit, après notre victoire, que c’était une équipe des plus redoutables. Alors, attention au retour de manivelle ! Même si je ne devrais pas faire de pronostic dans mon Mot, mais on ne me l’a pas encore interdit, j’avouerai que je serais déjà très heureux de revenir avec un point des bords de la Limmat. Cher Sylvio, suis-je le seul de cet avis ?
Gilbert Facchinetti