Que ce soit à la TV ou à même le stade, en l’occurrence celui de la Maladière, on assiste à des matches passionnants ces temps. La Suisse à Riga. Dimanche, Neuchâtel Xamax-Young Boys, joué à un rythme dont on n’avait plus l’habitude. Et cette semaine, on va être servi avec la Champions’League. D’abord, Zurich-Real Madrid, ce qui rappellera de lumineux souvenirs, et même hélas un mauvais pour moi, puisque ce soir-là, alors que les quatre membres de ma petite famille se trouvaient à la Maladière, nous avons été… cambriolés.
Mais, comme c’est de football qu’il s’agit, et pour mieux cerner l’actualité, revenons à Zurich, qui se trouve dans un groupe exceptionnel avec Real Madrid, l’AC Milan et l’Olympique Marseille. Tous les billets des trois matches prévus sur les bords de la Limmat sont déjà vendus. Le club de Bernard Challandes va ainsi encaisser de grosses sommes, mais l’on espère que, compte tenu du très haut niveau de ses adversaires, il n’encaissera pas trop de… buts.
Ce qui est particulièrement intéressant dans ce groupe, c’est que Kaka, qui faisait les beaux jours de l’AC Milan, va jouer contre ses anciens coéquipiers. Mais plus percutant encore, ce sera cette même semaine le match Inter Milan-Barcelone : Ibrahimovic, qui vient de quitter Inter, affrontera ses anciens coéquipiers. Or il y a une distance qu’on pourrait calculer en années lumière entre Kaka et Ibrahimovic. Kaka est un garçon discret, d’une correction exemplaire, tant sur le terrain que dans ses propos. Une anecdote parue cette semaine dans la presse italienne pourrait le confirmer : on raconte que Kaka a été quelque peu contrarié par l’ordre donné par l’entraîneur du Real, à savoir que tous les joueurs devaient être impérativement à leur domicile à 22 h ; or, Kaka a l’habitude de s’y trouver à… 20 h déjà !
Ibrahimovic, s’inspirant d’ailleurs des déclarations des entraîneurs oeuvrant dans la Péninsule qui parlent de tout et de rien, et même parfois de football, Mourinho, bien sûr, donnant le ton, Ibrahimovic donc risque d’être accueilli par une bronca mercredi à San Siro. N’a-t-il pas déclaré qu’avant sa venue, Inter n’avait rien gagné pendant dix-sept ans ? Or, a-gt-il ajouté, depuis son arrivée, l’équipe a empoché trois titres.
On verra ce qui se passera sur le terrain. Et si Materazzi, qui avait reçu le bonjour de Zidane vous en souvient-il, se trouve sur le terrain, il conviendra de suivre de près son duel avec son ancien coéquipier… mais on n’ajoutera pas : et néanmoins ami !
Valentinibus