De ce match entre Neuchâtel Xamax et Bâle, je suis ressorti, et j’étais loin d’être le seul, presque aussi épuisé que nos joueurs qui ont eu beaucoup de mérite à tenir jusqu’au bout, de surcroît à neuf contre onze.
Quel curieux match, quelle nervosité ! Je sais que la bise s’infiltre partout et contribue à mettre les nerfs à fleur de peau, mais ce n’est pas la seule explication du déroulement, vraiment particulier, de ce match que, non seulement aucune des deux équipes ne voulait perdre, mais que chacune voulait gagner.
A 2-1, à la suite d’un deuxième but rouge et noir ponctuant une phase de toute beauté, j’ai bien cru que la victoire avait choisi son camp. Mais dans la dernière partie du match, alors que nous étions en infériorité numérique et que les Bâlois pressaient et nous pressuraient presque, je n’ai jamais trouvé les minutes aussi longues.
Ouf, nous avons quand même empoché le minimum, soit un point. Important pour le moral ! Et également pour le classement où, pour un rien ou presque, la dégringolade menace ! C’est encore pour bien des clubs le coude-à-coude.
Ce qui m’a surtout plu dans le comportement de nos joueurs, c’est leur esprit de décision, leur vivacité, leur courage. Ils n’ont refusé aucun duel, et il y en a eu, car les Bâlois, tout sauf satisfaits de leur début de championnat, répondaient du tacle au tac, et même étaient les premiers à entrer dans ce genre de dialogue.
Ah, ce que la vie est dure dans ce championnat à seulement dix équipes !
Gilbert Facchinetti