On a coutume de dire qu’il n’y a que les bons souvenirs qui restent. Dans cet ordre d’idée, ce duel entre Neuchâtelois et Bâlois, malgré son intensité, pourrait ne pas grimper sur la première marche du podium. Mais finalement peu importe ce que sera le classement ! Le temps fera son tri, et ce qui en résulte est parfois surprenant.
Car, on le sait, plus on avance en âge plus les souvenirs occupent une place importante dans les discussions, notamment lors de retrouvailles d’anciens coéquipiers. Ce sont de riches moments. Qui n’en a pas vécus ? Qui n’en vivra pas ?
Ainsi, récemment, il y eut une réunion, de celles que, peut-être, sûrement, connaissent les contemporains ou, dans le cadre de chaleureuses rencontres, ceux du bachot, de la maturité, ou encore, car il n’y a aucune hiérarchie dans une amitié juvénile, telle ancienne classe de l’école primaire.
C’est ainsi qu’il y eut récemment un repas entre d’anciens footballeurs qui ne s’étaient plus revus depuis, comment dire, belle lurette. En vérité, ils ne se sont pas tous reconnus du premier coup. Et l’on souffre quelque peu de ne pas être reconnu. Toutefois, les choses se remettent gentiment en place : c’est le regard, les yeux qui agissent. Par ce biais ou plutôt cet axe direct, on voit tout soudain qui est qui. Merveilleux ! Et il est alors temps de se replonger dans l’époque des exploits… et des échecs, mais toujours vécus, acceptés, avec reconnaissance, celle d’avoir été présents, acteurs. On revit des émotions. Une façon de rajeunir.
Encourageants donc pour les footballeurs d’aujourd’hui, car, même après leur retraite, ils possèdent un avenir !
Valentinibus