Valentin Borghini : Tous azimuts

Jun
24
2012
Valentin Borghini : Tous azimuts
24.06.2012 11:38 - rédigé par Neuchâtel Xamax
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La symphonie espagnole

En suivant les matches du tour final des championnats d’Europe, les mélomanes auront certainement pensé au compositeur Lalo et plus spécialement à sa « Symphonie espagnole ». C’est que le jeu des protégés de celui qui apparaît comme un « bon papa », mais qui sait se faire respecter, c’est… de la musique. Des passes redoublées, toute de finesse et souvent inattendues. Le porteur de la balle voit s’ouvrir devant lui non pas une mais deux et même plusieurs possibilités. Et il ne choisira pas forcément celle qui apparemment est la plus facile. Une diagonale plutôt que de transmettre le ballon à son coéquipier en faction à cinq mètres. Ou alors, s’il est quelque peu serré par l’adversaire, il prévoit un aller et retour, et même deux, à toi à moi, comme à l’entraînement. Un football tout en finesse, sans pour autant, en phase défensive surtout, refuser le le choc.

La glorieuse incertitude

 
Il est possible que l’Espagne ne tienne pas jusqu’au bout de la compétition. Les cousins portugais ne sont de loin pas à dédaigner. Et en finale tout peut se produire ! N’est-ce pas notre absente équipe de Suisse qui, non pas en finale mais en début de compétition, fut la seule à battre l’Espagne lors des championnats du monde qu’organisait l’Afrique du Sud ? La « glorieuse incertitude du sport » n’est pas qu’une douce forme de rhétorique. Toutefois, il faut admettre que cette façon de jouer, cette symphonie espagnole va marquer le football à l’exemple de ce que fut dans l’après-guerre l’équipe de Hongrie qui brilla de mille feux avant de perdre tragiquement la finale de la Coupe du Monde en 1954 dans le déluge de Berne. A l’exemple aussi du Brésil qui, après avoir échoué chez lui en 1950 face à l’Uruguay, allait dicter sa loi plus souvent, diront ses adversaires, qu’à son tour.

Valeur ajoutée

 
Une autre caractéristique de l’équipe de Del Bosque, c’est que, contrairement à la Grande Hongrie, qui avait comme fers de lance le « major galopant » Puskas et l’aérien Kocsis, contrairement au Brésil qui pivotait autour de Pelé, un des footballeurs les plus extraordinaires que la planète football ait connus, la phalange espagnol, ce n’est pas un homme et les autres, comme on pourrait le croire actuellement du Portugal, mais un ensemble de joueurs qui, tour à tour, conduisent le peloton ou… restent dans la roue. Cet équilibre est la valeur ajoutée pourrait-on dire de l’équipe espagnole  qui, de plus, a fait de la solidarité sa devise. Car, selon qu’il s’agit en championnat national du duel Real Madrid-Barcelone ou d’un match du championnat d’Europe, ce ne sont plus les mêmes joueurs. Comme quoi, lorsque les circonstances l’exigent, les hommes intelligents finissent toujours par s’entendre.
 
Valentin Borghini

 

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